Le repose-pieds est l'accessoire le moins cher du poste de travail et l'un des plus mal compris. Certains le voient comme un gadget de confort, d'autres comme une obligation à cocher. En réalité, c'est un outil de réglage : il rattrape l'écart entre la hauteur du bureau et la morphologie de la personne qui s'y assoit. Ce guide explique quand il est vraiment nécessaire, comment le régler et comment choisir parmi les modèles de notre rayon repose-pieds.
Pourquoi un repose-pieds : le problème de la hauteur fixe
La plupart des bureaux ont un plateau à hauteur fixe, autour de 72 à 75 cm. Cette hauteur convient à une personne de taille moyenne. Pour une personne plus petite, il faut choisir entre deux mauvaises options :
- garder le siège bas pour poser les pieds au sol, et travailler avec les épaules remontées et les poignets cassés, parce que le plan de travail est trop haut ;
- remonter le siège pour avoir les avant-bras à la bonne hauteur, et se retrouver avec les pieds qui pendent ou qui ne touchent le sol que par la pointe.
Le repose-pieds supprime ce dilemme. On règle le siège pour les bras, puis on amène le sol aux pieds. L'INRS, dans ses fiches sur le travail sur écran, donne la même logique : lorsque le plan de travail est trop haut et ne peut pas être réglé, on remonte l'assise et on utilise un repose-pieds.
Les signes qu'il en faut un
- Vos pieds ne reposent pas à plat au sol une fois le siège réglé.
- Vous sentez le bord de l'assise appuyer sous vos cuisses en fin de journée.
- Vous croisez souvent les jambes ou glissez les pieds sous le siège pour trouver un appui.
- Vous vous asseyez en avançant sur le bord de l'assise, sans utiliser le dossier.
Si vous vous reconnaissez dans l'un de ces points, le réglage de votre poste est à revoir, et le repose-pieds en fait probablement partie.
Ce que dit le Code du travail
Pour les salariés qui travaillent de façon habituelle sur écran, les règles d'aménagement du poste figurent aux articles R4542-1 et suivants du Code du travail. L'article R4542-9 porte précisément sur le siège et le repose-pieds :
« Le siège est, s'il y a lieu, adaptable en hauteur et en inclinaison. Un repose-pieds est mis à la disposition des travailleurs qui en font la demande. »
Deux enseignements pratiques :
- L'obligation dépend de la demande du salarié. L'employeur n'a pas à équiper systématiquement chaque poste, mais il doit répondre à la demande.
- Le repose-pieds va de pair avec un siège réglable. Sans siège réglable en hauteur, le repose-pieds perd l'essentiel de son intérêt. Si vos sièges de bureau ne se règlent pas, c'est le premier poste à revoir.
Pour les services RH et les responsables santé-sécurité, garder quelques repose-pieds en stock permet de répondre dans la journée à une demande, ou à une recommandation de la médecine du travail, sans lancer une commande à chaque fois.
Régler son poste en cinq étapes
Le repose-pieds se règle en dernier. Dans l'ordre :
- Asseyez-vous au fond du siège, le dos en appui contre le dossier.
- Réglez la hauteur d'assise pour que vos avant-bras soient à peu près à l'horizontale quand vos mains sont posées sur le clavier, les épaules relâchées.
- Regardez vos pieds. S'ils reposent à plat avec les cuisses à peu près horizontales, vous n'avez pas besoin de repose-pieds. Sinon, passez à l'étape suivante.
- Placez le repose-pieds sous le bureau, devant le piètement du siège, et choisissez la hauteur qui ramène vos cuisses à l'horizontale, sans que les genoux remontent au-dessus des hanches.
- Ajustez l'inclinaison pour que les chevilles restent détendues. Un angle léger, la pointe des pieds un peu plus haute que le talon, convient à la plupart des personnes.
Vérifiez ensuite qu'il reste assez de place sous le plateau. Un caisson, une unité centrale posée au sol ou un voile de fond fixé trop près de l'utilisateur peuvent gêner. Fixer l'unité centrale sur un support UC libère souvent la place nécessaire, comme l'explique notre guide du support unité centrale. Pour le reste du poste, voyez notre checklist des accessoires de bureau ergonomiques.
Les critères de choix
La plage de hauteur
C'est le critère principal. Un modèle à deux positions suffit si le poste est attribué à une seule personne dont vous connaissez le besoin. Pour un poste partagé ou un stock de réserve, choisissez une plage plus large : de 10 à 16 cm, par exemple, couvre la majorité des situations.
L'inclinaison
Un plateau inclinable soulage les chevilles. Il existe deux systèmes :
- l'inclinaison bloquée, que l'on règle puis que l'on verrouille ; c'est la plus stable ;
- la bascule libre, qui suit le mouvement des pieds ; elle invite à bouger les chevilles pendant la journée, ce qui plaît à ceux qui restent longtemps assis.
La surface
Une surface antidérapante évite que les pieds glissent vers l'avant, surtout en chaussures de ville. Les surfaces à picots ou à galets ajoutent un effet de massage de la voûte plantaire : agréable pour certains, sans intérêt pour d'autres. Une surface lisse se nettoie plus facilement.
La largeur
Les modèles de notre catalogue mesurent de 42 à un peu plus de 45 cm de large. C'est assez pour garder les pieds écartés à la largeur du bassin, ce qui est la position la plus naturelle.
La stabilité
Un repose-pieds sert des centaines de fois par jour : on y pose les pieds, on le repousse, on le tire. Vérifiez que la base est large et munie de patins qui ne glissent pas sur votre sol. Sur un sol dur et lisse, un modèle léger peut partir vers l'arrière à chaque appui ; sur une moquette épaisse, un modèle à petits pieds peut s'enfoncer et basculer. Les modèles de notre catalogue pèsent entre 1,7 et 2,6 kg : les plus lourds restent mieux en place, ce qui compte dans un usage intensif. Enfin, la plateforme doit supporter un appui franc sans plier, en particulier si la personne a l'habitude de pousser sur ses pieds pour se redresser.
Comparatif des modèles du catalogue
| Modèle | Prix HT | Hauteur | Inclinaison | Surface | Pour qui |
|---|---|---|---|---|---|
| Fellowes Refresh | 23,92 € | 2 niveaux (jusqu'à 10,8 cm) | Plateau coulissant avant / arrière | Lisse | Petit budget, besoin modéré |
| Fellowes Standard | 26,40 € | 2 niveaux, 8,5 et 10,5 cm | Réglable | Galets massants | Poste individuel, usage quotidien |
| Unilux Chocolate | 31,20 € | De 10 à 16 cm | De 0 à 25° | Grenelée antidérapante | Postes partagés, grandes amplitudes |
| Fellowes Profi | 44,00 € | 10, 13,5 ou 16,5 cm | Réglable | Bosselée massante | Usage intensif, personnes de petite taille |
| Fellowes Microban | 53,52 € | Non réglable (hauteur hors tout 20,3 cm) | Réglable par pression du pied, avec blocage | Traitement antibactérien | Postes partagés, exigence d'hygiène |
Tous ces modèles sont livrés montés, avec une garantie d'un an indiquée sur leur fiche.
Notre lecture du comparatif
- Pour équiper un poste individuel dont vous connaissez l'utilisateur, le Standard ou le Refresh suffisent.
- Pour constituer un stock destiné à répondre aux demandes des salariés, le Chocolate et le Profi couvrent la plus grande plage de hauteurs : ce sont les plus polyvalents.
- Pour les postes partagés en flex office, où plusieurs personnes se succèdent, le Microban et son traitement antibactérien ont un intérêt d'hygiène ; vérifiez toutefois qu'il convient à vos utilisateurs, car il n'est pas réglable en hauteur.
Organiser les demandes dans l'entreprise
Puisque le repose-pieds est fourni à la demande, mieux vaut prévoir un circuit simple plutôt que de traiter chaque cas dans l'urgence. Voici une organisation qui fonctionne bien dans les PME comme dans les sièges sociaux.
- Informez les équipes. Une ligne dans le livret d'accueil ou sur l'intranet suffit : « Un repose-pieds est disponible sur demande auprès des services généraux. » Beaucoup de salariés ne savent pas qu'ils peuvent le demander.
- Gardez un petit stock. Deux ou trois modèles à grande plage de réglage permettent de répondre le jour même et de laisser la personne essayer avant de valider.
- Profitez des arrivées et des déménagements. Le réglage du poste se fait naturellement à l'installation d'un nouveau collaborateur ou lors d'un changement d'étage. C'est le bon moment pour poser la question.
- Faites le lien avec la médecine du travail. Quand un médecin du travail recommande un aménagement de poste, le repose-pieds en fait souvent partie, avec un siège mieux réglé ou un support d'écran. Avoir le matériel en stock évite des semaines d'attente.
- Tracez les aménagements. Une liste simple des postes équipés aide à suivre le parc et à mettre à jour l'évaluation des risques liés au travail sur écran.
Les postes particuliers
L'accueil et les postes en hauteur
Les banques d'accueil comportent souvent un plan de travail plus haut que celui d'un bureau classique, ou une tablette surélevée côté visiteur. L'hôte ou l'hôtesse assis derrière se retrouve dans la situation typique du plan de travail trop haut. Un repose-pieds à grande plage de hauteur, ou un siège haut avec repose-pieds intégré, rend le poste vivable sur une journée entière.
Les postes partagés et le flex office
Quand plusieurs personnes se succèdent au même bureau, le repose-pieds doit se régler vite et sans outil. Les modèles à réglage par le pied ou à crans visibles sont les plus pratiques : chacun retrouve sa position en quelques secondes. Laissez le repose-pieds sous le bureau plutôt que dans un placard, sinon personne ne s'en sert.
Le télétravail
Les salariés en télétravail travaillent souvent sur une table de salle à manger, plus haute qu'un bureau et rarement réglable. Si votre politique d'équipement du télétravail prévoit du matériel, le repose-pieds fait partie des accessoires les moins chers et les plus utiles à fournir, avec un support d'ordinateur portable.
Budget
Les repose-pieds de notre catalogue vont de 23,92 € HT à 53,52 € HT. Pour un service de vingt personnes, un stock de quatre ou cinq modèles polyvalents représente moins de 300 € HT. Si vous les commandez avec du mobilier ou d'autres accessoires, la livraison est offerte en France métropolitaine dès 500 € HT ; en dessous, elle est de 49 € HT. Les délais sont indiqués sur chaque fiche ; ils sont courts sur cette famille de produits.
Les erreurs à éviter
- Mettre un repose-pieds avant de régler le siège. On fige une mauvaise posture au lieu de la corriger.
- Choisir un modèle trop haut. Les genoux remontent, les cuisses ne reposent plus sur l'assise et la pression se reporte sur le bas du dos.
- Utiliser une boîte ou une ramette de papier. C'est instable, sans inclinaison, et la hauteur n'est jamais la bonne.
- Oublier l'espace sous le bureau. Un caisson ou une unité centrale au sol rend le repose-pieds inutilisable.
- Équiper toute l'entreprise du même modèle sans demander. Une partie des salariés n'en a pas besoin, d'autres auraient besoin d'une plage différente.
Repose-pieds et bureau réglable
Un bureau réglable en hauteur règle le problème à la source : on abaisse le plateau jusqu'à ce que les pieds reposent au sol avec les avant-bras à l'horizontale. Pour une personne de petite taille, il faut toutefois vérifier que la course basse du bureau descend assez. En position debout, un repose-pieds bas reste utile pour poser un pied et alterner les appuis, comme on le ferait sur une barre de comptoir.
Pour les postes en hauteur fixe, comme les banques d'accueil ou les postes de production, pensez aussi aux tabourets de bureau équipés d'un repose-pieds circulaire.
Un doute sur le bon modèle ?
Nos conseillers vous aident à choisir le modèle adapté à vos postes, ou à constituer un petit stock pour répondre aux demandes de vos équipes. Ils sont joignables 7j/7 de 9h à 20h au 07 80 95 14 31, ou depuis la page contact. Les prix sont affichés HT ; le paiement se fait par carte bancaire ou par virement.
Retrouvez tous les modèles sur la page Repose-pieds.




